Vous cherchez des leviers efficaces pour votre communication viticole en temps de crise ? Vous êtes au bon endroit.
2025 : une tempête pour le secteur viticole
Le secteur viticole français traverse une crise profonde, alimentée par une conjonction de facteurs économiques, climatiques et sociétaux. Et la tendance ne s’inverse pas en 2026 :
Baisse continue de la consommation : en 2025, la consommation mondiale de vin a encore reculé de 2,5 %, confirmant une tendance de fond liée à la montée du « no/low alcohol », aux changements climatiques, à la concurrence internationale et à une pression réglementaire accrue (source : OIV).
Surproduction chronique : plusieurs vignobles comme le Languedoc ou la Gironde font face à un déséquilibre structurel entre offre et demande. Résultat : des stocks qui pèsent sur les prix et l’image des AOC (source : Coordination Rurale).
Un modèle à réinventer : la filière s’interroge sur son avenir entre arrachage temporaire, revalorisation de l’image des vins français et nouveaux débouchés export (source : INAO / Ministère de l’Agriculture).
Le constat : dans ce contexte instable, la communication devient un levier stratégique, à condition d’être pertinente, cohérente et tournée vers l’avenir.
Communication viticole en temps de crise : pourquoi continuer à parler ?
Réduire ou suspendre sa communication en période de crise est une erreur fréquente… et coûteuse. Voici pourquoi il faut résister à cette tentation :
Rassurer et fidéliser : dans un climat d’incertitude, les consommateurs se tournent vers les marques qui assument leur positionnement, valorisent leur origine, leur terroir, leur savoir-faire et leur responsabilité sociale.
Renforcer la visibilité : sur un marché en contraction, rester visible devient un avantage concurrentiel. 2025 a vu émerger de nouvelles stratégies d’engagement sur les réseaux sociaux et dans le marketing de contenu (source : Vitisphere).
Préempter les relais de croissance : l’export vers l’Asie (notamment Hong Kong) ou la montée en gamme sur les marchés nord-américains nécessitent une communication adaptée, multilingue et orientée valeur.
Valoriser vos engagements face aux nouvelles attentes sociétales : adaptation climatique, traçabilité, durabilité… Les labels et engagements RSE doivent être lisibles, incarnés, sans greenwashing. Le rôle de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) est ici central.
Rassurer face aux coûts de production : expliquer l’impact de l’inflation, de l’énergie et du climat sur les coûts de production permet de créer de la transparence. La mise en place d’outils pédagogiques, comme des infographies explicatives ou des pages dédiées sur votre site, peut accompagner cette démarche.
C’est donc un choix stratégique que de développer sa communication viticole en temps de crise : intelligemment, sur les bons canaux, avec les bons messages, en assumant une stratégie marketing différenciante.
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Crise et stratégie digitale : Instagram reste un canal clé en 2026
Instagram s’est imposé comme un pilier de communication pour les acteurs du vin, y compris en période de tension économique. Son évolution récente confirme sa pertinence :
L’organique toujours difficile, mais essentiel
En 2026, moins de 8 % de vos abonnés voient vos contenus sans sponsorisation. Pourtant, l’organique reste indispensable pour crédibiliser votre image :
Créez un calendrier éditorial structuré autour des temps forts de votre domaine (vendanges, salons, nouvelles cuvées, etc.).
Exploitez les reels, carrousels et stories pour diversifier les formats.
Utilisez des hashtags ciblés (#VinBiodynamique, #TerroirGironde, #CriseViticole2026) et géolocalisez vos contenus.
Mettez en avant votre appellation (IGP, AOC, AOP) dans votre bio et vos visuels.
Valorisez la qualité, la traçabilité et l’origine de vos produits (France, Bordeaux, Languedoc, Gironde).
La publicité : un levier désormais incontournable
Les campagnes payantes génèrent un ROI jusqu’à 5 fois supérieur à la moyenne des canaux classiques (source : Meta Ads Library / Social Bakers).
Le retargeting permet de transformer vos visiteurs en clients : exploitez vos données web pour recibler les curieux.
Segmentez vos campagnes selon vos marchés cibles (Paris, Bordeaux, Hong Kong…) ou selon les différents profils d’acheteurs (millennials, amateurs éclairés, touristes, etc.).
2026 : l’algorithme favorise la rétention
L’algorithme met désormais en avant les contenus qui génèrent des interactions passives : enregistrements, messages privés, clics sur le profil…
L’objectif : créer de la proximité et maintenir une audience engagée. Pour cela, misez sur des formats qui incitent à l’action, sans forcément demander un like ou un commentaire.
Ce que les vignerons peuvent mettre en place dès maintenant
Refondre leur site web : les recherches autour des propriétés viticoles, des appellations d’origine et de l’achat direct progressent. Mettre en avant sa propriété viticole avec une identité visuelle claire renforce la crédibilité.
Créer une newsletter éditorialisée : pour rester connecté à votre communauté même hors des réseaux sociaux.
Collaborer avec des influenceurs ou ambassadeurs spécialisés dans le vin, le monde du vin et l’oenotourisme : leur pouvoir de prescription reste élevé.
Adapter leur discours : exit les discours génériques. Vos consommateurs veulent comprendre ce qu’ils boivent, d’où ça vient, et pourquoi ça a du sens en 2026.
Prendre en compte la loi Evin dans la structuration des messages en France.
S’appuyer sur les acteurs institutionnels comme Annie Genevard (députée spécialisée en agriculture) ou les initiatives régionales pour valoriser des actions concrètes.
Dans un marché tendu, une communication viticole en temps de crise bien menée peut transformer une période d’incertitude en opportunité stratégique.Les acteurs qui assument leur message, affûtent leur stratégie marketing, valorisent leurs vignobles et leur origine, prennent une longueur d’avance.